lundi 21 juillet 2008
Un reportage clandestin de CNN dans le delta de l'Irrawaddy
Il y a maintenant deux mois et demi que le cyclone Nargis a frappé la Birmanie. Le dernier bilan officiel émanant de cette junte, qui n'a pas prévenu la population de l'arrivée du cyclone, a fait état de 84 537 morts, et de 54 836 disparus.
Alors que les journalistes étrangers sont toujours interdits de séjour dans le delta de l'Irrawaddy, Betty N'Guyen, journaliste de CNN a voulu aller voir ce qui se cachait derrière les remparts des miltaires.
Au terme d'un voyage clandestin et périlleux de 21 heures, elle est arrivée accompagnée d'une équipe Birmane dans la zone sinistrée, coupée des regards du monde, pour constater que l'aide y est toujours infime, insuffisante, et que les rescapés sont toujours dans un profond dénuement.
J'en profite pour rendre un hommage particulier à ces journalistes qui maintiennent, comme Kenji Nagai abattu à bout portant lors de la Révolution Safran, au péril de leur vie ou de leur liberté, le martyr du peuple Birman sous les projecteurs.
mercredi 16 juillet 2008
Au détour d'une rue de Rangoon, Juillet 2008
Source Mizzima News
Une femme inconnue est étendue sur le trottoir de Nar Road,
non loin du siège de la Croix Rouge à Rangoon.
Depuis le cyclone Nargis, les habitants de Rangoon parlent d’un accroissement important
du nombre de mendiants dans la plus grande ville de Rangoon.
mardi 15 juillet 2008
Un reportage de CNN "Back to school in Myanmar"
jeudi 3 juillet 2008
Fermeture prochaine des derniers camps de rescapés du cyclone
(Photo: Aung Thet Wine / The Irrawaddy)
3 juillet 2008 (DVB) – Le chef de la police régionale du secteur de Labutta de la division de l’Irrawaddy a ordonné que 5 centres de réfugiés du cyclone soient vidés d’ici la fin du mois, selon des locaux.
Plus de 10 000 victimes du cyclone s’abritent pour le moment dans ces camps.
Un résident local a déclaré que le chef de la police avait visité les réfugiés du cyclone dans les camps lundi et leur avait dit de partir d’ici la fin juillet :
« Les réfugiés étaient en larmes et lui ont dit qu’ils n’étaient pas prêts à déménager et qu’ils avaient peur de mourir sans aucun refuge »
« Il leur a répondu qu’ils pourraient s’agripper aux arbres si un autre cyclone arrivait, mais qu’ils ne pouvaient pas rester à l’endroit actuel parce que le terrain allait être vendu. »
Les camps de Labutta sont les derniers camps restant dans la zone du désastre, depuis que les camps de Bogalay, Ma-au Bin et Daydaye ont été vidé le mois dernier.
Article de Htet Aung Kyaw, traduction de Sophie
mardi 24 juin 2008
L'urgence durera encore au moins 5 mois, n'oublions pas la Birmanie
Près de deux mois après le cyclone Nargis, la Birmanie sombre peu à peu dans l'oubli médiatique. Les donateurs privés, qui ont apporté les premiers secours aux rescapés, sont épuisés, et à bout de ressource. Certains, comme le comédien Zarganar ont été arrêtés, et sont toujours incarcérés pour avoir fait de l’ombre au régime, par l’ampleur de leur action humanitaire.
Alors que l’aide décline, il reste encore des villages qui n'ont pas pu être atteints par les secours, et la priorité des population reste de s'approvisionner en nourriture et de retrouver un abri décent. Selon Paul Risley, porte parole du PAM, "Des plusieurs centaines de villages, nous en avons maintenant atteint 60 ».
L’autre priorité est la relance de la culture du riz. Le cyclone a dévasté 30% des la production annuelle et nationale de riz, selon des photos satellites. Entre 150 000 et 300 000 buffles sont morts. Le Programme Alimentaire Mondial a prévenu que la Birmanie allait faire face à une serieuse crise alimentaire l’année prochaine si l'ensemencement et la réhabilitation des champs de riz n’avait pas lieu en temps et heure, c'est à dire mi-juillet au plus tard.
Les secours humanitaires et la mise en œuvre de la reconstruction du delta dévasté sont aujourd’hui plus qu’essentiels. C’est désormais cette action qui va déterminer le bilan final de l’impact de cyclone, et de la crise alimentaire qui en sera la conséquence.
Selon la vidéo qui suit, le Progamme Alimentaire Mondial fait face à un manque de 50 millions de $ pour pouvoir continuer ses opérations de ravitaillement.
lundi 23 juin 2008
Pour que la junte militaire soit menée devant un Tribunal Pénal International
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vu sur Art of Patience
samedi 21 juin 2008
Une aide aux rescapés toujours au compte goutte
mardi 17 juin 2008
Une misère immense et une aide toujours insuffisante
Photo AP - The Irrawaddy
« Il y a beaucoup de gens qui ont construit un abri de fortune, mais cela les laisse encore dans un immense besoin. Ils sont résistants, et ils font de leur mieux pour eux-même, mais cela n’est pas assez ».
John Sparrow, un porte parole de la Fédération Internationale de la Croix Rouge
Article intégral en anglais dans The Irrawaddy
Un nombre croissant de très jeunes rescapés du cyclone volent de la nourriture pour survivre, selon des résidents de Rangoon.
Un petit garçon de 9 ans qui a perdu ses parents et qui mendiait près de la gare de Rangoon a dit à The Irrawaddy, « Je ne peux plus retourner dans mon village. Il n’y a personne qui me donnera de la nourriture, et je ne sais pas où sont mes parents mes frères et mes sœurs ».
Article intégral en anglais dans The Irrawaddy
Et toujours un aide insuffisante,
Dessin de Harn Lay, The Irrawaddy, 16 juin 2008
samedi 14 juin 2008
Absence temporaire
Chers lecteurs,
Merci de votre visite, ce blog suspend ses activités pendant quelques jours,
Mais Kathy est là : http://birmanieactualite.blogspot.com/
A très bientôt, I will be back in a few days,
Sophie
vendredi 13 juin 2008
Paroles du village de Kyan Hmaw
Un villageois du village qui cherche de la nourriture avec un filet
Le riz donné par la junte
Constructions temporaires
La population du village de Kyan Hmaw, situé dans la commune de Daydaye était de plus de 1 316 habitants. Il en reste seulement 332 depuis que le cyclone a frappé la Birmanie. Les fermiers sont désespérés, avec 4 400 acres de champs détruits et plus de 5 000 buffles perdus.
-« Nous ne savons pas comment survivre » a déclaré un villageois local.
Une semaine après le cyclone, le gouvernement a donné seulement 5 mesures de riz par personne. Depuis ils n’ont rien reçu de leur part. Ils doivent construire leur abri par eux même. Un villageois a déclaré :
-« Nous ne savons pas pour demain, mais maintenant, nous avons besoin de nourriture».
Ils ont tristement dit que certains étaient morts en attendant de l’aide.
Source : Ashin Mettacara, traduction de Sophie









