jeudi 17 avril 2008
Le prix du riz
Source : Golden Colour Revolution
jeudi 6 mars 2008
Au service du peuple
Buddhachannel - 6 mars : Mandalay, Birmanie - Lorsque les moines birmans ont protesté en septembre 2007, les disciples et moines du monastère de Sayadaw Nyanissara sur les collines de Sagaing près de Mandalay, ont fait preuve de retenue en se tenant à l’écart des manifestations, en grande partie du à leur respect pour le travail que les moines activistes étaient en train d’accomplir à travers tout le pays.
Ils ont aussi entrevu les grandes lignes. Si leur monastère avait été d’une manière ou d’une autre associé au soulèvement, cela aurait mis en danger leur hôpital et avec lui son programme de travail social. Or le peuple avait besoin de leurs services.
Leur tâche à l’hôpital de Sitagu Ayudana continue aujourd’hui de manière inchangée. Celui-ci consiste à procurer des soins médicaux gratuits à tout birman, indépendamment de sa race ou de sa religion.
Lorsque l’hôpital a été crée en 1989, l’objectif était de servir les besoins médicaux des moines, nonnes, novices et indigents vivant dans les environs de la colline de Sagaing, située à environ 45 miles à l’ouest de Mandalay.
Le principe moteur de l’hôpital se base sur ces mots de Bouddha : "Quiconque me suivra, devra aussi soigner le malade".
L’hôpital du monastère fournit des services de santé généraux, mais il est aussi réputé pour sa clinique de soins ophtalmologiques. Il est en effet l’un des rares endroits dans le pays, où les gens peuvent recevoir des traitements gratuits, prodigués par des spécialistes de l’œil venus de Singapour, du Japon, de Malaisie, de Grande Bretagne ou des États-Unis.
Depuis l’ouverture de la clinique ophtalmologique en 1993, quatre ans après la fondation de l’hôpital, un flux constant d’ophtalmologues étrangers a proposé ses services, attiré par le charismatique Nyanissara âgé de 70 ans, connu pieusement sous le nom de Sitagu Sayadaw (sayadaw étant un titre donné à l’abbé d’un monastère).
"En haute Birmanie, beaucoup de personnes souffrent de maladies oculaires, celles-ci sont curables" rapporte le Dr Mimi Khin, surintendant médical adjoint , qui dirige le programme de soins oculaires.
"Sitagu Sayadaw tente de rétablir la vue des patients tout en leur donnant une vision du Dharma".
Sitagu, un mot dérivé du Pali, se réfère à "la lune qui représente la fraicheur". C’est aussi le nom du Monastère de Sitagu, fondé en 1980 le jour du Vesak, le jour de la pleine lune en mai qui célèbre la naissance, l’illumination et la mort du Bouddha.
Cette idée d’une académie d’enseignement bouddhiste est venue après la visite de Sitagu Sayadaw à une nonnerie chrétienne en Belgique, qui faisait fonctionner une université religieuse.
Fondé en 1994, l’académie monastique propose aussi bien des parcours diplômant en études bouddhiques, que des cours d’éducation basiques pour les jeunes. A un niveau de base, une éducation monastique est souvent la seule option pour les enfants dans les villages isolés, où les écoles gouvernementales n’existent tout simplement pas. Dans ces monastères, le cursus est similaire à celui des écoles gouvernementales, en plus des enseignements bouddhistes de base. La même année, Sitagu Sayadaw a établi une branche de son monastère à Austin, au Texas, aux États-Unis.
Le personnel du monastère qualifie ses efforts de "travail missionnaire sans conversion religieuse". Le but est simplement de rendre les gens meilleurs, en prenant leurs défauts pour en faire des vertus telles la compassion, la gentillesse et la charité.
En tant que moine, Ashin Nyanissara est venu pour la première fois à Sagaing en 1968 afin d’y enseigner les écritures bouddhiques. En 1972, il quitte le monastère pour pratiquer la méditation solitaire dans la jungle. Il refait surface en 1975 et commence à donner des conférences dharmiques à travers la Birmanie. Depuis lors, il enseigne dans plus de 40 pays et est maintenant l’un des enseignants du Dharma les plus respectés en Birmanie.
Sagaing, qui signifie "début du virage", est situé sur le fleuve Irrawaddy et, selon la légende, le Bouddha aurait visité la région à la vingtième année de sa cléricature, quelque 2600 ans auparavant. La légende dit que 99 ogres vivant sur les collines seraient devenus ses disciples et qu’ils auraient atteint la première étape de l’illumination. Pour commémorer l’occasion, ses disciples ont construit plus tard la pagode de Zetawun pour consacrer sa robe inférieure. De nos jours, la région abrite près de 1000 monastères et plus de 10 000 moines, nonnes et novices.
Traditionnellement, les moines et nonnes birmans ne prenaient pas part au travail social. Ce sont les missionnaires chrétiens qui ont importé la pratique de diriger des écoles et des hôpitaux dans le pays. Les moines bouddhistes se sont impliqués dans le travail social après l’indépendance du pays.
L’un des disciples sénior de Sitagu Sayadaw a assuré que son enseignant n’a jamais été motivé par une quelconque cause spécifique. Au lieu de çà, il semble qu’il soit guidé par la détermination à ne pas perdre de temps.
L’un de ses projets de départ, débuté en 1982, était de cheminer l’eau du fleuve Irrawaddy, à travers un réseau extensif de pompes et canalisations pour satisfaire la demande des monastères, nonneries et villages des environs.
En Birmanie, les moines et nonnes sont habilités à recevoir des traitements gratuits dans les hôpitaux d’état. Mais du au manque de ravitaillement, les traitement sont souvent impossibles ou insuffisants. A l’hôpital de Sitagu Ayudana, des personnes de toutes les croyances bénéficient de services gratuits, y compris celles qui ne peuvent se les permettre. Celles-ci sont seulement tenues de payer les médicaments. L’hôpital se repose entièrement sur des donations.
Le cout mensuel du bon fonctionnement de l’hôpital s’élève à environ 9000$ US. Aujourd’hui, l’hôpital doté de 100 lits - et s’étendant sur 10 arpents - a un taux d’occupation d’environ 60 pour cent. En 2005, près de 550 patients ont été opérés et 900 patients ont bénéficié d’un traitement oculaire, via le programme de soins oculaires de l’hôpital.
Traduit de l'anglais par Hélène Le pour Buddhachannel.
mardi 29 janvier 2008
400 enfants de moins de 5 ans meurent chaque jour en Birmanie, selon l'UNICEF
24 Janv.2008 – Sous la dictature militaire Birmane, des centaines d'enfants de moins de 5 ans meurent chaque jour de maladies que l’on pourrait prévenir. « C’est le second taux le pire au monde après l’Afghanistan », a déclaré mercredi un officiel des Nations unies.
Le DR Osamu Kunii, l'expert en nutrition de l’UNICEF pour la Birmanie a indiqué qu'il y avait entre 100.000 et 150.000 décès d'enfants par an dans le pays — ou entre 270 et 400 chaque jour.
Ceci a été évoqué lors d’une réunion de l’UNICEF lors de la sortie mardi de son rapport annuel sur « l’état des enfants du monde ». Le taux de la mortalité infantile sous l’âge de 5 ans est un indicateur critique du bien-être des enfants.
Environ 21% des décès d'enfant en Birmanie sont provoqués par des infections respiratoires aiguës, chiffre suivi par les pneumonies, les diarrhées et les septicémies.
Le rapport a évalué que la Birmanie a le quatrième taux le plus élevé de mortalité infantile au monde, surpassé en Asie seulement par l'Afghanistan, numéro 3 après la Sierra Léon et l’Angola.
Il dit cependant que le taux de mortalité pour les enfants en bas âge en Birmanie avait été réduit par 1,6 pour cent entre 1990 et 2006.
En 2000, l'Organisation Mondiale de la Santé a évalué le système global de santé de la Birmanie comme le second plus mauvais au monde, après la Sierra Léone ravagée par la guerre. Des dizaines de milliers de personnes en Birmanie meurent tous les ans de malaria, de tuberculose, du SIDA, de dysenterie, de diarrhée et d'autres maladies.
La majeure partie du système de santé en Birmanie vient de l’aide internationale. Le budget du gouvernement consacré à la santé y représente seulement 3% des dépenses, alors que celui de l’armée en représente 40%, selon un rapport édité cette année par des chercheurs de l'université de Californie, Berkeley et Johns Hopkins.
Source : Democratic Voice of Burma
Photo : Membre des Free Burma Rangers donnant des vitamines à un enfant IDP de la Birmanie de l'est
Traduction de Sophie pour Blogger sans frontière
La Birmanie, particulièrement touchée par la sous-nutrition des enfants
Selon une série d'études publiée dans la revue scientifique britannique "The Lancet", la sous nutrition serait à l'origine de la mort de 3 millions et demi d'enfants de moins de 5 ans chaque année dans le monde...
La sous-nutrition est une des formes de la malnutrition, un fléau qui, selon les chercheurs touche particulièrement la Birmanie, l’Ouganda, l’Inde ou l’Afrique du Sud, des pays qui auraient besoin d’une action urgente d’aide en ce domaine.
La sous-nutrition associe maigreur, retard de croissance et déficit en vitamines et minéraux. Selon les scientifiques, la sous-nutrition infantile mais aussi maternelle serait la cause du décès d’un enfant sur trois dans le monde : en effet, si une femme enceinte a une alimentation insuffisante ou carencée, cela a directement un impact sur la santé de l’enfant à naître. Il faut donc agir dès la grossesse, et jusqu’aux 2 ans de l’enfant. Passé cet âge, la sous-nutrition aura des conséquences irréversibles sur le développement physique et intellectuel des enfants tels que : petite taille à l’âge adulte, niveau d’études et de salaire plus modestes. Les filles, en outre, auront elles-mêmes des enfants dotés d’un poids de naissance plus faible, selon les conclusions d’un chercheur.
Alors que faire ? les stratégies actuelles les plus efficaces consistent à encourager l’allaitement maternel et à donner des suppléments en vitamine A. Mais, au-delà, il faut lutter contre la pauvreté, améliorer l’éducation et renforcer le rôle des femmes.
Plus d’informations sur www.thelancet.com du 21 Janvier 2008
Source : RFI




