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lundi 15 septembre 2008

Jean Philippe Demont Pierot, une littérature engagée jusqu'au bout

r_chauffementLa quête de l'essentiel prend diverses formes. Pour Demont-Pierot, cela a été l'écriture.

Auteur d'une littérature engagée, il écrit sur les thèmes de l'injustice et de l'horreur contemporaine, sur ce que l'on entend trop peu dans notre quotidien anesthésiant, rempli souvent plus de nos manques et de nos habitudes que de nous mêmes et de notre humanité.

La richesse ? Elle est avant tout une question de mentalité. L'ouverture au monde en fait partie. La conscience juste de ce qui nous entoure n'est pas une affaire de leçons d'histoires accompagnées d'une éthique pré-mâchée. Elle est avant celle d'un regard, d'une rencontre, d'un échange, d'un choix, d'une liberté, d'une réelle existence.

C'est cette quête qui emmène les deux héros du livre "Réchauffement climatique" en Birmanie. Marie, journaliste en quête d'informations sur les soupçons d'esclavagisme qui pèsent sur Total, et Nicolas, climatologue venu découvrir les causes de la déforestation, vont se retrouver au coeur de cette dictature pathologique qui tente d'étouffer depuis un demi siècle toute velléité démocratique du peuple, tout comme la voix d'Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la Paix, qui a passé 13 des 19 dernières années en résidence surveillée.

Sous le fond du génocide du peuple Karen, où depuis 1996 plus de 3 000 villages ont été détruits et plus d'un million de personnes déplacées, où viol, meurtre, travail forcé sont courants, Nicolas Renan va comprendre que son cheval de bataille, l'écologie, est déjà aux mains des plus gros pollueurs qui font main basse sur les énergies renouvelables au mépris des populations. Il devra aussi faire face à une machination ourdie par des hommes de l'ombre de l'industrie pétrolière, tout en essayant de sauver sa peau.

Littérature engagée jusqu'au bout, pour chaque livre acheté en ligne que www.kiroed.com, une somme de 7 euros (prix public du livre 20.50 €) sera versé à La clinique de Mae Tao. Créée en 1989 par une jeune médecin karen fuyant le massacre de l'époque, elle soigne depuis inlassablement et gratuitement les réfugiés Birmans.

Sophie

Quelques liens :

http://www.maetaoclinic.org/

www.kiroed.com

http://demontpierot.wordpress.com/

Posté par Sophie A à 13:50 - Opération un livre pour vivre - Commentaires [0]
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La Birmanie prise entre rêves et cauchemars

Le Flambeau, 14 Septembre, par Jean-Philippe Demont-Pierot, auteur du livre Réchauffement Climatique

Le crâne en bouillie, les yeux pendant des orbites, égorgée, poignardée, après avoir été violée. C’est ainsi que ses parents l’ont retrouvée, après trois jours de recherche. Elle s’appelait Nhkum Hkawn Din, elle avait quinze ans. Elle aimait aller à l’école en rêvant à une vie meilleure. Son tort ? Être passée à proximité d’un barrage de l’armée pour aller porter du riz à son frère. Cela s’est passé en juillet dernier dans la province de Kachin. En Birmanie…

En ce mois anniversaire de la « révolution safran », quoi de plus symbolique que ce crime, ce que les dictatures disent au monde, l’arrogance et le mépris face à l’impuissance ? Un an déjà et le silence médiatique laisse à nouveau planer son voile sur un peuple à l’abandon. Un an déjà, rappelons les faits.

Le 5 septembre 2007, plus de six cents moines de la ville de Pakokku située dans le centre de la Birmanie décident d’aller manifester contre une augmentation des prix des carburants. Ce courage, car il leur en fallait, sera payé en retour par une violente répression. Et ce fut l’élément déclenchant un vaste mouvement de protestation visant à la baisse du prix de l’essence mais aussi, revendication politique de tout un peuple, à la libération immédiate d’Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix et principale figure de l’opposition démocratique.

Le 9 septembre, les manifestations saisirent Rangoon puis gagnèrent les autres villes du pays jusqu’en octobre et chacun garde en mémoire ces images télévisuelles de ces foules menées par les moines, face aux militaires qui n’hésitèrent pas à tirer, ceux qui tombèrent, leurs robes ocre et safran prenant alors la couleur pourpre du sang.

Cette explosion populaire se termina dans le silence étourdissant des protestations internationales, des résolutions et des déclarations. Celles de nos dirigeants français et européens, celle aussi du président de Total, premier investisseur du pays, expliquant que le retrait de la compagnie pétrolière serait nocive au peuple birman, eu égard à ses bienfaits dans ce pays depuis plus de dix ans. La répression fut terrible. Les morts mais aussi les arrestations, les razzias dans les monastères, chose inouïe quand on sait le respect face au sacré dans l’âme bouddhiste.

Faut-il aujourd’hui faire un bilan de ces quelques semaines qui ébranlèrent la Birmanie ? Il y a un aspect comptable. Le nombre de morts, à peu près 200, les moines et manifestants arrêtés, plus de 6000. Il faut rappeler ces chiffres qui portent en eux cette cohorte de malheurs pour les proches et les familles décimées.

Sur le plan politique c’est autre chose. Si le peuple birman se souviendra de ces semaines terribles — mais il y en eut d’autres dans l’histoire de ce pays —, si les mouvements de protestations dans les capitales occidentales et ailleurs ont dû laisser quelques traces dans les consciences de ceux qui y participèrent, rien, absolument rien n’est venu concrètement alléger le fardeau de ce régime militaire, malgré les visites régulières des émissaires des Nations Unies. Et Aung San Suu Kyi se trouve toujours assignée à résidence, sans autre contact que celui, toléré, de son avocat.

Disons quelques mots de ces visites onusiennes. Depuis 1990, il y en eut 37. Le dernier envoyé spécial, Ibrahim Gambari, souhaitant quelques assouplissements, a échoué dans toutes ses tentatives de négociation avec la junte, au point que le 24 août dernier Aung San Suu Kyi a refusé de le recevoir, montrant par ce geste l’évidence de l’échec de la communauté internationale à composer avec les généraux. Il faut tout de même préciser que ce haut fonctionnaire de l’ONU a passé la plupart de son temps à rencontrer, par exemple, les représentants de la fédération des chambres de commerce, dont le bras armé, une milice tout à fait opérationnelle, a participé à la répression des manifestations de l’automne dernier, ainsi que l’UDSA, d’autres paramilitaires de la junte, les organisateurs de la tentative d’assassinat d’Aung San Suu Kyi en mai 2003 qui avait fait douze morts parmi les militants qui l’accompagnaient. Il est vrai que ces gens-là sont plus disponibles…

Évoquons aussi le passage du cyclone Nargis en mai dernier. Rien ne fut dans cette année terrible épargné à ce peuple, comme si les éléments, par ce pied de nez gigantesque, avaient voulu donné une nouvelle chance à la communauté internationale de prendre à cœur d’imposer des solutions. Mais non, et ce furent de nouvelles additions, les morts, plus de 140.000, les disparus, les destructions, le refus des généraux que les aides financières ne passent pas par leurs comptes en banque, et de Total de prêter ses hélicoptères ! Cinq mois après la catastrophe, un million de birmans, en grande partie des Karens, n’ont toujours pas reçu d’aides et demeurent à l’abandon.

Alors que faire ? Le désespoir n’existe pas. Il n’y a que des hommes désespérés et il est vrai que nous le sommes tous un peu face à cette situation. Formellement des solutions existent mais seule la volonté de les mettre en œuvre fait défaut. Dès lors cela ne sert à rien de les évoquer. Faisons-le quand même.

      
-    Imposer un véritable embargo ciblé visant à la fois le commerce d’armes destinées à la Birmanie ainsi que les intérêts économiques des dirigeants du pays et plus précisément de l’armée birmane, ce qui constituera une gêne pour ceux qui apportent leur appui financier et économique à la junte.

Ces solutions sont donc possibles mais la vraie question concerne les moyens pour les mettre en œuvre :

-     Appliquons des règles de bon sens. Les citoyens que nous sommes ont encore un droit, celui de voter, par exemple, pour des hommes politiques qui obligeront Total à se retirer par la loi en interdisant tout investissement financier et industriel dans ce type de pays.

-    Usons concrètement de notre seul pouvoir, lié à notre libre exercice de la solidarité, celui d’aider les victimes et les refugiés birmans qui ont un seul souhait : reprendre le combat.

-    Gardons un haut niveau de vigilance et continuons à nous tenir informés, manifestons régulièrement notre désapprobation face à l’impuissance des instances internationales.

-    Poussons la Chine à retirer son soutien à la junte. Cette nation très sensible à sa zone d’influence en Asie, peu regardante sur la nature des régimes qu’elle soutient, a montré qu’elle était capable de précipiter leur chute selon les principes de la politique des réalités.

-    Suscitons au sein même de l’armée birmane des mouvements d’inspiration démocratique : d’autres pays qui supportaient des régimes militaires de ce type ont vu de jeunes officiers, sensibles à leur avenir et prenant en compte l’évolution des mentalités, retourner leurs armes contre leurs supérieurs et ouvrir leurs pays à un avenir démocratique.

-    Obligeons Total à se retirer du pays : depuis dix ans, c’est le soutien le plus solide à la junte avec le quasi milliard de dollars versé chaque année aux militaires et il faut mettre cette somme en proportion avec le budget annuel de l’armée birmane, de l’ordre de 700 millions de dollars. Un retrait de Total avec arrêt de l’extraction de gaz signifiera l’effondrement financier de la junte. L’argument de Total comme quoi une autre compagnie prendrait immédiatement le relais n’est pas recevable car rares sont celles dans le marché de l’énergie ayant une compétence technique suffisante et la Thaïlande, à qui Total vend ce gaz, pourrait très bien supporter quelques temps l’arrêt des livraisons.

-    Poursuivre immédiatement les généraux pour crimes contre l’humanité devant une juridiction internationale : il y a maintenant des précédents montrant qu’il n’existe aucun vrai sanctuaire pouvant à vie protéger les chefs d’Etat criminels.

A ce titre et en guise de conclusion : 

Opération un Livre pour Vivre : Nous avons fait un rêve. Permettre par la vente du roman Réchauffement Climatique de financer une véritable opération de solidarité avec les victimes de la junte et de l’ouragan Nargis. Mais si cet engagement a rencontré de vifs mouvements de sympathie, il y a encore du travail, beaucoup de travail pour vendre les 5000 exemplaires destinés à collecter les 35.000 euros que nous aimerions remettre à la clinique de Cynthia Maung. Combien de moyens supplémentaires, de vies sauvés, de réfugiés remis sur pied et d’expéditions médicales dans les forêts birmanes, cette  somme pourrait financer ! Faisons encore ce rêve, disons qu’il est possible. Si chaque lecteur de cet article faisait ce geste simple de cliquer sur www.kiroed.com pour commander en ligne (20,50 euros) le roman, le recevoir (sous 48 heures) chez lui, le lire et faire jouer le bouche à oreille, alors là nous aurions gagné cette bataille et nous aurions par ce petit effort répondu à cette question : que pouvons-nous faire ?

Jean-Philippe Demont-Pierot 

Posté par Sophie A à 13:13 - Opération un livre pour vivre - Commentaires [0]
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lundi 14 juillet 2008

Interview avec Jean-Philippe Demont-Pierot

Posté par Sophie A à 00:45 - Opération un livre pour vivre - Commentaires [0]

lundi 7 juillet 2008

Opération un livre pour vivre

Je suis heureuse de m'associer à l'opération "un livre pour vivre", et je souhaite qu'elle permette non seulement une prise de conscience accrue de notre responsabilité envers la Birmanie, mais aussi la réalisation de notre capacité à faire vivre de beaux rêves, et enfin et surtout qu'elle contribue à la fourniture de médicaments, lits, nourriture, prothèses, infrastructures, formations médicales, refuges pour enfants, vieillards, etc... qui allègeront l'insoutenable souffrance du peuple Birman.

Sophie

OPERATION : UN LIVRE POUR VIVRE

Alors que la Birmanie retombe dans l’oubli médiatique, les birmans, doublement victimes de la junte et l’ouragan Nargis ont encore plus besoin de la solidarité des tous. C’est pourquoi Birmanie Libre, Birmanie Actualité et le Flambeau s’associent aux Editions Kirographaires et à Jean-Philippe Demont-Pierot, auteur du roman Réchauffement Climatique :

Sur chaque vente de livre, 7 euros seront reversés à des actions de solidarité active, et en particulier au soutien à cette magnifique entreprise qu’est la Clinique du Docteur Cynthia Maung. Un volume de 5000 exemplaires seront donc mis en vente jusqu’au 31/12/2008 dans le cadre de cette opération de solidarité.

Avec un titre en forme de trompe-l’œil, ce roman met en scène une jeune journaliste qui enquête sur Total en Birmanie, et sa rencontre avec Nicolas, un climatologue venu constater les ravages de la déforestation. Dans la tradition des romans initiatiques, ils vont être entraînés au cœur de  cette dictature et seront en prise avec les hommes de l’ombre de l’industrie pétrolière.

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Le choix de bénéficiaire de l'opération a été la Clinique du Dr Cynthia Maung

« Nous avons besoin de lutter contre la mort et de traiter la maladie, mais aussi donner des pouvoirs à notre peuple d’éduquer les enfants afin que nos communautés puissent devenir fortes »                                                            

Cynthia Maung est née en Birmanie le 6 décembre 1959, quatrième d’une famille Karen de 8 enfants. Ses premières années de médecin dans une petite clinique rurale lui ont permis d’être aux premières loges des exactions des militaires birmans. En 1988, elle fut parmi ceux qui défilèrent lors des protestations anti-gouvernementales, et, quelques mois plus tard, fit partie des quelques milliers qui ont fui devant la sanglante et impitoyable répression qui sévissait.

Avec 14 amis, au terme d’un voyage de 7 jours dans la jungle, elle arriva, saine et sauve, à la frontière thaïlandaise où s’entassaient alors dans des camps des milliers de birmans traumatisés, blessés, mourants, atteints de malaria, de tuberculose…

Avec l’aide de secouristes étrangers et de chefs de villages, Cynthia Maung commença à palier à l’urgence humanitaire. Elle installa une clinique de fortune dans une grange, avec un cuiseur de riz en aluminium comme stérilisateur, et travailla nuit et jour pour sauver des milliers de vies humaines.

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La Clinique en 1989

Elle pensait rester quelques semaines, certaine d’une amélioration de la situation dans son pays. Les semaines sont devenues des mois, les mois sont devenus des années, années pendant lesquelles la mutation de la grange en un centre médical et une clinique aux multiples spécialités a témoigné et témoigne toujours de l’aggravation inexorable de la situation.

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La clinique aujourd'hui

Malgré le manque de moyens et l’affluence croissante, il y a désormais 120 lits, un département de consultations médicales externes et internes, une service de maternité, de gynécologie et d’obstétrique, un laboratoire et une banque du sang, une clinique de l’œil, un département pour les prothèses des victimes des mines, un département pédiatrie, un département chirurgie, une unité de médecine générale pour l’hygiène, la vaccination, la prévention des maladies et la planification familiale, une unité dentaire, une unité d’aide psychologique pour les victimes des violences sexuelles, un hospice, un mouroir, et une aide aux familles démunies pour les funérailles. En 2006, la clinique a recensé 107 137 visites, y compris 8 876 admissions. Les soins dispensés y sont gratuits.

La clinique a également des unités mobiles qui s’enfoncent dans la jungle au péril de leur vie pour apporter des soins d’urgence aux IDPs (internal displaced persons), ces réfugiés de l’intérieur de la Birmanie. Ils sont les expulsés des 3000 villages détruits depuis 1996, pour certains vivant sans maison et sans ressource dans la jungle, contraints de se cacher de l’armée. Cette partie de la population birmane est à ce jour évaluée selon le Thailand Burma Border Consortium à 503 000 personnes.

La clinique a son centre de formation, avec 100 nouveaux travailleurs de santé par an, forts également d’une éducation aux droits de l’Homme. Elle soutient des écoles, des orphelinats, un refuge de femmes et d’enfants, et 2 cliniques dans l’Etat Karen en Birmanie.

La clinique est financée par des donateurs privés et l’aide étrangère des États-Unis, des Pays Bas, du Canada, du Japon, d’Australie, d’Allemagne, d’Angleterre, de Thaïlande, et d’organisations comme le TBBC, l’UNHCR, Burma border projects, Terre des Hommes, etc… Des médecins et infirmières occidentaux viennent y travailler aussi pendant des périodes limitées.

Le Dr Cynthia Maung travaille sans relâche : « Nous avons besoin de lutter contre la mort et de traiter la maladie, mais aussi donner des pouvoirs à notre peuple d’éduquer les enfants afin que nos communautés puissent devenir fortes »

Cette année, la catastrophe liée à l’ouragan Nargis a mobilisé tous les moyens possibles de cette clinique et l’énergie du Dr Cynthia Maung. C’est pour cette raison, mais aussi pour l’activité indispensable de cette structure depuis une vingtaine d’années qu’il est indispensable d’apporter une nouvelle aide financière.

Si vous voulez vous associer à cette action, vous pouvez achetez en ligne ce roman (livraison gratuite sous 24h) connectez vous sur www.kiroed.com, ou même vendre quelques exemplaires autour de vous, adressez un e-mail à : unlivrepourvivre@kiroed.com

Contacts et Informations

http://birmanieactualite.blogspot.com

http://birmanielibre.canalblog.com

www.leflambeau.com

http://demontpierot.wordpress.com

Pour une donation directe à la clinique de Mae Tao

www.kiroed.com 

Posté par Sophie A à 22:34 - Opération un livre pour vivre - Commentaires [1]


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