Blogger sans frontière

Ce blog est dédié à la Birmanie.

vendredi 20 juin 2008

Nicolas Sarkozy et Gordon Brown adressent une lettre à Aung San Suu Kyi

Lettre ouverte à Aung San Suu Kyi

Chère Aung San Suu Kyi,

A l'occasion de votre anniversaire, nous voulons aujourd'hui réaffirmer notre admiration pour votre engagement en faveur de la démocratie et de l'Homme en Birmanie, auquel vous avez consacré votre vie. Vous avez eu le courage de sacrifier votre liberté pour la liberté des autres.

Vous avez fait preuve d'un courage et d'un dévouement exceptionnel envers votre peuple.

La fin de votre assignation à résidence et votre pleine participation à l'avenir politique de la Birmanie sont pour nous essentielles. Nous considérons que le récent référendum pèche par manque de crédibilité et ne reflète pas véritablement la volonté du peuple, de même que la nouvelle constitution ne peut offrir une base saine pour le développement politique futur de la Birmanie. Nous appelons le gouvernement birman à engager sans délai un processus politique ouvert qui associe des représentants de l'ensemble des groupes ethniques et des groupes civils d'opposition.

Nous saluons votre disposition à mener un dialogue réel et constructif avec les chefs militaires birmans afin de trouver une issue à l'impasse actuelle. Nous avons la conviction que votre voix, celle de l'humanité et de la raison, finira par être entendue. Certains comprennent certainement aujourd'hui que des initiatives audacieuses et des compromis sont nécessaires et que la situation qui règne actuellement dans le pays n'est ni satisfaisante, ni viable.

Nous sommes bouleversés par la situation humanitaire qui prévaut en Birmanie après le passage du cyclone Nargis et attristés de voir que le peuple birman, déjà privé des droits et libertés les plus élémentaires, a souffert d'une catastrophe de cette ampleur. Nous avons également été profondément choqués de voir que l'offre d'aide internationale n'a pas été acceptée immédiatement et sans condition, mais nous nous félicitons des efforts fournis par les pays de l'ASEAN et son Secrétaire général, ainsi que du soutien apporté par le Secrétaire Général des Nations Unies. L'action des organismes d'aide régionaux et internationaux a été essentielle, mais il est nécessaire de s'engager encore davantage afin que l'aide parvienne à toutes les personnes démunies et être en mesure d'empêcher de nouvelles souffrances et de nouvelles victimes. Aux premières heures de ce désastre, le Royaume-Uni et la France se sont engagés à contribuer aux secours et, à plus longue échéance, à la reconstruction. Le succès des efforts de la communauté internationale dépendra du comportement et des conditions créés par le gouvernement birman.

Nous admirons votre force et votre capacité à concilier les espoirs de nombreux groupes en Birmanie, ainsi que votre attachement à l'intégrité nationale du pays. Nous ne vous oublierons pas, pas plus que nous n'oublierons votre peuple, dans ce combat.

Nicolas Sarkozy et Gordon Brown

source : News Press

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jeudi 22 mai 2008

Parlement Européen : "La souveraineté d'une nation ne peut pas être invoquée pour bafouer les droits humains de ses populations"

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Radio Netherlands Worlwide titre au 21/05 : « Le Parlement Européen menace le Myanmar. »

“Le Parlement Européen menace de mener le régime militaire de Birmanie devant le TPI de La Hague pour son refus d’autoriser les organisations d’aide étrangères à pénétrer dans les régions affectées par le cyclone Nargis. Il votera jeudi pour savoir s’il accusera le gouvernement de crime contre l’humanité. » (traduction de Sophie)

On n’évoque pas cela dans la Tribune des droits humains, mais un long article est consacré à la relance du débat sur le « devoir d’ingérence » :

"22 mai 08 - Les eurodéputés condamnent l’obstruction humanitaire de la junte birmane. Certains rêvent d’une convention internationale pour ancrer le "devoir d’ingérence", d’autres l’estiment néfaste. Une conférence est prévue en automne sur ce thème.

Richard Werly/Le Temps - Le Parlement européen refuse d’enterrer le « devoir d’ingérence » humanitaire. A Strasbourg mercredi, le débat sur la situation en Birmanie a relancé le débat sur la nécessité, pour les Vingt-Sept, de défendre la « responsabilité de protéger » les populations, et de tout faire pour la traduire dans les textes internationaux en vigueur.

(…)  Pas découragés par l’échec du ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, qui n’a pas pu convaincre les Vingt-Sept à la mi-mai d’appuyer une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU sur la Birmanie, ces derniers ont fait voter hier une résolution condamnant les autorités de Rangoon, « réitérant que la souveraineté d’une nation ne peut pas être invoquée pour bafouer les droits humains de ses populations » et appelant le Conseil de sécurité de l’ONU à « autoriser des cargaisons d’aide même si la junte birmane s’y oppose ».

Accéder à l'article intégral dans la Tribune des droits humains

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jeudi 24 avril 2008

Une pression internationale pour un référendum juste, revue de presse

Les Etats-Unis font circuler au Conseil de Sécurité de l’ONU un projet de déclaration pour un référendum « crédible »

« Les Etats-Unis ont fait circuler mercredi au Conseil de sécurité de l'ONU un projet de déclaration appelant à la tenue d'un référendum constitutionnel "crédible" en Birmanie le mois prochain, ont indiqué plusieurs diplomates.

Leur ambassadeur à l'ONU, Zalmay Khalilzad, a indiqué à la presse son intention de soumettre de nouveau ce texte non contraignant, dont une première version s'était heurtée à l'opposition de la Chine.

"Il y a des signes inquiétants que le processus (en Birmanie) n'est pas crédible", a expliqué l'ambassadeur. "Il est très important que compte tenu de l'approche du référendum et des élections, le Conseil adresse un message fort, un message clair selon lequel le processus doit être crédible", a-t-il ajouté. (…)

"Le peuple de Birmanie mérite le soutien du Conseil de sécurité, de la communauté internationale," a dit M. Khalilzad.

L'adoption du texte américain exige l'unanimité des quinze membres du Conseil et des diplomates américains ont reconnu qu'il sera difficile d'obtenir l'adhésion de la Chine.

Celle-ci, alliée fidèle de la Birmanie, estime que le problème birman est une question de politique intérieure qui n'a pas à être discutée par le Conseil de sécurité. »

Article intégral dans Romandie News

Le Parlement Européen débat à Bruxelles

Le parlement Européen tenait également dans ce sens hier un débat à Bruxelles, et va voter une résolution sur des sanctions plus étendues contre la junte militaire.

Il projette de faire une campagne active pour un embargo d’armes international sur la Birmanie, celui de l’UE étant inefficace à cause des ventes d’armes effectuées par la Chine, la Russie et l’Inde.

Le Parlement exhorte la junte à autoriser la liberté d’expression et d’association, à annuler les nouvelles lois qui criminalisent le débat sur le référendum, et à autoriser des observateurs internationaux au référendum.

Article intégral dans The Irrawaddy

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jeudi 17 avril 2008

Le monde a-t-il oublié la Birmanie ?

UE

   

Alors que le monde entier a les yeux rivés sur le Tibet, il n’est pas inutile de se rappeler qu’il y a six mois, c’était la Birmanie qui focalisait l’attention médiatique internationale… Plus personne n’en parle. Depuis pourtant, la situation ne s’est pas améliorée. Alors que les Birmans se préparent à voter sur une nouvelle Constitution rédigée par la junte militaire, une audition organisée au Parlement a fait le point. La situation birmane est « dramatique », rappellent les députés européens.

Le 10 mai prochain, les Birmans seront appelés à se prononcer par référendum sur une nouvelle Constitution. Rédigée par la junte militaire au pouvoir, cette Constitution doit officiellement faire partie du « chemin vers la démocratie ».

Une Constitution pour tous, ou presque

Selon la Constitution présentée, les militaires conserveraient 25% des sièges au Parlement birman. Pour l'opposition birmane, menée par la célèbre opposante assignée à résidence, Aung San Suu Kyi, le texte a été rédigé de manière partiale : elle a appelé à voter "non" au référendum.

L'opposition politique n'a d'ailleurs pas pu intégrer ses amendements au projet de Constitution. Selon l’envoyé spécial de l’Union Européenne pour la Birmanie, Piero Fassino, le régime birman a refusé cette demande, qui était pourtant soutenue par l’ONU.

Enfin, tous les Birmans ne pourront pas s’exprimer lors du référendum du 10 mai : les 400 000 moines bouddhistes qui avaient participé aux manifestations contre le régime, en août et septembre 2007, n’ont pas le droit de voter.

Cibler les sanctions contre le régime

Pour la plupart des participants à l’audition organisée le 2 avril dernier au Parlement européen, des sanctions ciblées sont nécessaires. Elles doivent viser les élites politiques plutôt que la population : ce sont par exemple un embargo sur les ventes d’armes à la Birmanie, une interdiction de voyager pour ses dirigeants, un gel de ses avoirs à l’étranger…

Il faut soutenir davantage Aung San Suu Kyi, a demandé le portugais José Ribeiro e Castro (Parti Populaire Européen-Démocrates Européens) et agir avec les voisins de la Birmanie, Inde et Chine notamment, pour exercer une influence sur la junte militaire. « L’aide au développement doit être conditionnée à des progrès dans le pays », a rappelé le Britannique Glenys Kinnock (Parti Socialiste Européen).

Mais les entreprises ont-elles aussi une responsabilité, comme l’a suggéré le président de l’audition, le néerlandais Thijs Berman (Parti Socialiste Européen). Il a proposé que le Conseil de sécurité de l’ONU se saisisse de la question birmane pour exiger une enquête internationale sur la situation dans le pays, suite aux évènements d’août et septembre 2007.

Source : Parlement Européen - relations extérieures, 16/04/08

Voir aussi "Exercer une pression plus forte sur la Birmanie" du 03/04/08

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jeudi 10 avril 2008

Le Conseil de Sécurité peine sur une déclaration

Selon une déclaration mercredi de l’Ambassadeur de France aux Nations Unies Jean-Maurice Ripert, la France, l’Angleterre et les Etats-Unis vont continuer à travailler sur une déclaration du Conseil de Sécurité sur la Birmanie, en dépit des objections des deux autres membres permanents, la Chine et la Russie.

Cette déclaration appellerait à une transition du régime militaire vers la démocratie, et exhorterait la junte à faire son référendum à venir sur un projet de constitution participatif et inclusif.

La Chine et la Russie, les deux autres membres permanents avec pouvoir de veto se sont opposées à ces deux sections sur le projet de déclaration. (…)

De son côté, le Président George W Bush a déclaré suite à un entretien avec le Ministre Goh Chok Ton de Singapore :

« Nous avons passé du temps sur la Birmanie et sur la nécessité pour le régime militaire là bas de comprendre qu’ils ne devraient pas avoir peur des voix du peuple. » (…)

         

Accéder à l’article intégral et original en anglais : The Irrawaddy

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mardi 1 avril 2008

Bilan du sommet Franco-Britannique au sujet de la Birmanie

Le bilan du sommet Franco-Britannique concernant la Birmanie est le suivant :

« Nous continuons de travailler avec le Conseil de sécurité des Nations Unies, l'UE et les partenaires de la région afin d'encourager la transition démocratique et le respect des droits de l'homme en Birmanie. Nos priorités immédiates sont de soutenir la mission de bons offices du Secrétaire général de l'ONU et de mettre l'accent sur les graves défauts des propositions du régime concernant le référendum et la nouvelle constitution, afin de rendre le processus politique véritablement global et crédible. Nous sommes prêts à répondre de manière positive à l'évolution politique en Birmanie ou à intensifier les pressions sur le régime si celui-ci continue d'ignorer les exigences de la communauté internationale »

Source : News Press, extrait

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vendredi 28 mars 2008

La Birmanie condamnée par le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU

Accéder au communiqué de l'AFP

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jeudi 27 mars 2008

Des activistes birmans accusent l'ONU d'abandonner le peuple birman

l’ABMA et 88 Génération Students accusent l’ONU d’abandonner le peuple Birman dans sa lutte pour la démocratie.

Les deux groupes condament aussi les gouvernements de Chine, de Russie et d'Afrique du sud, les accusant de protéger la junte dans leurs votes aux Nations Unies. Ils appellent à une pression plus importante sur le régime militaire de la part des pays de l'Union Européenne.

« Avec ou sans l’aide du Conseil de Sécurité des Nations Unies, nous sommes prêts à déterminer notre propre futur. Nous sommes préparés à affronter le pire. »

...Accéder à l’article complet dans l’IRRAWADDY

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Un dossier sur l'historique de la relation Birmanie/ONU

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ALTSEAN-BURMA NETWORK vient également de publier un dossier sur l'historique de la relation Birmanie/ONU, comprenant :

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mercredi 19 mars 2008

M. GAMBARI relativement « déçu » par les résultats de sa dernière visite

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Centre de nouvelles de l'ONU  18 mars 2008 Le Conseiller spécial du Secrétaire général pour le Myanmar, Ibrahim Gambari, a décrit aujourd'hui devant le Conseil de sécurité les consultations menées dans le pays du 6 au 10 mars. Si elles n'ont pas donné de « résultat concret immédiat », a-t-il regretté, elles s'inscrivent néanmoins dans un dialogue croissant avec les autorités et l'opposition.

« Je ne me suis jamais fait d'illusions sur le fait que le processus d'engagement serait une partie de plaisir. Mes entretiens avec mes interlocuteurs ont été difficiles, complexes, frustrants, mais ils sont croissants et ils se poursuivent. C'est la nature du rôle de bons offices du Secrétaire général », a déclaré Ibrahim Gambari devant le Conseil de sécurité.

Ce dernier s'est dit reconnaissant d'avoir pu mener « la plupart des entretiens sollicités », notamment avec le gouvernement, et, par deux fois, avec Daw Aung San Suu Kyi. « Je regrette de n'avoir pu rencontrer les hauts dirigeants du gouvernement et d'autres parties, notamment le groupe « Génération 88 », les parlementaires élus en 1990 et les représentants des minorités ethniques », a dit le Conseiller spécial.

« De plus, alors que chacune de mes précédentes visites avait conduit à des résultats sources de progrès, il est décevant que cette dernière visite n'ait pas donné de résultat concret immédiat », a-t-il estimé.

Le Conseiller spécial a indiqué avoir néanmoins pu formuler des propositions afin de rendre « plus crédibles » le référendum constitutionnel du mois de mai prochain et les « élections multipartites » qui doivent se tenir d'ici à 2010, notamment en offrant l'assistance des Nations Unies. Pour l'instant le gouvernement a dit avoir « suffisamment d'expérience » en la matière, a-t-il rapporté.

Ibrahim Gambari a rappelé qu'il s'agira des premières élections depuis 20 ans, dans un pays qui connaît depuis 60 ans une lutte armée avec de multiples groupes sur son territoire. Si ces groupes ont convenu d'un cessez-le-feu, a-t-il ajouté, ils doivent maintenant trouver le moyen de prendre part à la transition politique du pays.

Au plan économique, il a expliqué que le gouvernement impute le manque de progrès dans ce domaine au maintien des sanctions internationales. Ibrahim Gambari a engagé les autorités à forger dès maintenant les outils socio-économiques qui lui permettront d'atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

En conclusion, le Conseiller spécial a estimé que sa visite devait être considérée au regard de l'évolution de ces deux dernières années : il y a deux, il n'y avait pas de dialogue de haut niveau avec les Nations Unies, et il y a six mois, il n'y avait pas de mécanisme pour promouvoir le dialogue entre le gouvernement et Daw Aung San Suu Kyi.

Posté par Sophie A à 12:11 - ONU, ASEAN, UE - Commentaires [0] - Permalien [#]
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