jeudi 28 août 2008
La rumeur de la grève de la fin D'Aung San Suu Kyi s'amplifie
France 24 - 28 Août 2008 : Pourquoi Aung San Suu Kyi refuse-t-elle de s’alimenter ?
La rumeur d’une grève de la faim entamée par le Prix Nobel de la Paix pour dénoncer l’absence de progrès politique se propage dans toute la Birmanie depuis quelques jours et suscite une vive inquiétude dans les milieux diplomatiques.
Depuis le quinze août dernier, l’icône démocratique, chef de file de l’opposition n’accepte plus les colis de nourriture que des membres de son parti, la Ligue Nationale pour la Démocratie, lui déposent devant le portail de sa villa de la Rue de l’Université, en plein cœur de Rangoon, comme c’est le cas chaque semaine depuis sa dernière assignation à résidence... Lire l'article intégral sur France 24
Le règne de la terreur en Birmanie requiert une véritable action de l'ONU - pas seulement des visites officielles
Par Benedict Rogers, The cutting Edge News - 25 Août 2008 - Le 27 Juillet, Nhkum Hkawn Din, une écolière de 15 ans de l'état Kachin, a été brutalement violée et assassinée par des soldats de l'armée Birmane. Son crâne a été frappé au point d'en être méconnaissable, ses yeux hors des trous, sa gorge coupée, elle a été poignardée dans la cage thoracique et à l'estomac, et les traits de son visage ont été effacés. Son corps a été trouvé après une recherche de 3 jours, nu et mutilé, à 200 mètres d'un checkpoint de l'armée, à côté du village de Nam Sai, dans le district de Bamaw. Elle était en route pour amener du riz à son frère.
Sur cette toile de fond, l'envoyé spécial de l'ONU Ibrahim Gambari vient d'achever une nouvelle visite à la Birmanie pour de nouvelles discussions avec le brutal et illégitime régime militaire. Mais au lieu de réprimander le régime pour les violations des droits de l'Homme, il a passé deux jours à discuter avec le régime et ses accolytes, et seulement 20 minutes avec les leaders du mouvement démocratique Birman, le Ligue Nationale pour la Démocratie. Bien que ses visites précédentes n'aient amené aucun changement dans le conduite de la junte, et que le compte rendu des violations des droits de l'Homme continue de se détériorer, Gambari a rejeté les appels des militants qui réclamaient la fin des subtilités diplomatiques, des séances photo, et qu'il expose sans ambigüité les conditions de changement.
Au lieu de cela, il a passé du temps à discuter avec des groupes tels que l'Union de la Fédération du Myanmar des Chambres de Commerce et d'industrie (UMFCCI), le principal fondateur de la milice militaire "Swan-Arr-Shin". Ce groupe a dirigé les efforts du régime dans les attaques et meurtres des moines pacifiques et militants démocrates pendant et après la révolution Safran de Septembre dernier. Selon US Campaign for Burma, Gambari aurait aussi rencontré l'USDA, une groupe comparable aux "chemises marrons" d'Hitler, qui a organisé la tentative d'assassinat sur la lauréate du Prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi en mai 2003. Lors de cette attaque, des douzaines de membres de son parti ont été assassinés. Egalement dans son emploi du temps a été organisé un rendez-vous avec le National Unity Party, le parti politique militaire qui a lourdement perdu face à la NLD lors des élections de 1990, obtenant seulement 10 des 485 sièges du parlement.
Depuis 1990, il y a eu 37 visites d'envoyés de l'ONU en Birmanie - et la crise dans le pays n'a cessé d'empirer. Plus de 30 résolutions ont été votées par le conseil des Droits de l'Homme de l'ONU et l'Assemblée Générale, et le Conseil de Sécurité a tenu deux déclarations présidentielles, avec peu d'effets. De vagues et sempiternelles demandes à la junte d'engager le dialogue avec le leader démocratique Aung San Suu Kyi n'ont mené nulle part. Elle a passé plus de 12 ans sous résidence surveillée, et sa détention a été prolongée à nouveau. Recemment, le régime a même déclaré qu'elle méritait d'être "fouettée". Les généraux ne sont pas de ceux que l'on persuade lors de soirées cocktail.
Les efforts de Gambari ont clairement échoué. Maintenant, les activistes disent qu'il est temps pour les Nations Unies de mettre en place des repères spécifiques de progrès pour la junte, accompagnés de dates butoir. Le premier repère devrait être la libération de tous les prisonniers politiques, dont le nombre actuel dépasse les 2 000. Beaucoup sont en extrêmement mauvaise santé à cause des déplorables conditions, des mauvais traitements, tortures, et refus de soins médicaux. Au cours des 20 dernières années, 137 sont morts en captivité. Au cours de cette seule année, il y a eu 267 arrestations arbitraires. Les Nations Unies devraient insister pour que les généraux relâchent tous les prisoniers politiques avant la visite de Ban Ki-moon en Birmanie en Décembre.
Les repères suivants devraient suivre - tels que la fin de l'offensive militaire sur les civils dans l'est de la Birmanie qui a détruit 3 200 villages et déplacé plus d'un million de personnes depuis 1996, et une fin à la culture de l'immunité et à la systématique et étendue utilisation du viol comme arme de guerre contre les nationalités ethniques en Birmanie. Plus d'un millier de cas de viols ont été documenté dans les régions des minorités ethniques, et beaucoup plus n'ont pas été rapporté. Les faits sont nationaux - des organisations de femmes Kachin, Chin, Shan, Karen, Karenni et Mon ont documenté les cas. L'année passée, 4 écolières de l'état Kachin ont subi des viols collectifs par des soldats de l'armée Birmane - puis ont été arrêtées et accusées de prostitution lorsqu'elles les ont dénoncé. Le conseil de sécurité des Nations Unies a reconnu que le viol et la violence sexuelle constituaient un crime contre l'humanité dans la résolution 1820 passée le 19 juin de cette année - ce dont M. Gambari aurait pu rappeler aux généraux cette semaine.
Mettre en place des repères, avec des dates limites réalistes, permettrait à M. Gambari - au cas où il serait maintenu à ce poste - d'évaluer, d'incrémenter, le progrès - ou le manque de progrès. Si la junte se conforme aux demandes, tant mieux. Mais si elle continue de suivre sa politique de nettoyage ethnique et de crimes contre l'humanité, des actions audacieuses doivent être entreprises.
Un embargo universel d'armes devrait être imposé par le Conseil de Sécurité - et une pression maximale placée sur la Chine et la Russie afin qu'ils n'utilisent pas leur véto. Les principaux centres financiers tels que Tokyo, Hong Kong et Singapour, ainsi que l'Union Européenne, devraient imposer avec soin des sanctions financières ciblées contre les actifs et inverstissements personnels des généraux. Egalement la communauté internationale devrait arrêter la charade diplomatique et appeler les généraux par leur nom, à savoir : des criminels. Les poursuites contre le dirigeant du Soudan Omar al-Bashir et la capture de Radovan Karadzic ont créé un précédent. Les généraux Birmans sont coupables de tous les crimes contre l'humanité imaginables, et devraient être amenés devant une cour internationale de justice, ou une autre juridiction.
Les titres du régime pour représenter la Birmanie à l'ONU devraient aussi être contestés. La junte n'a pas de légitimité, par leur perte massive des élections de 1990, par le truquage manifeste du référendum sur une nouvelle constitution cette année, et la négligence criminelle prouvée par leur façon de traiter le cyclone Nargis. La junte a ignoré 41 avertissements concernant l'approche du cyclone, rejeté au départ les offres internationales d'aide, et puis restreint, fait obstruction et détourné les secours. Selon les Nations Unies, plus d'un million des victimes du cyclone n'ont toujours pas reçu d'aide. Au moins 2.5 millions sont toujours sans abri et plus de 140 000 sont morts. Et maintenant les Nations Unies disent que le régime a volé des millions de dollars de l'aide financière par ses taux de change inférieurs au marché. La Birmanie est le second producteur mondial d'opium et un des principaux producteurs d'amphétamines - et le régime est mouillé jusqu'au cou dans le trafic. La junte n'est pas apte à gouverner, et il y a une alternative légitime par ceux qui ont été élus en 1990 et qui ont formé un gouvernement en exil.
Ceci peut sembler des mesures drastiques, mais la situation est grave. Le régime a détruit deux fois plus de villages ethniques qu'au Darfour, les civils sont tués a bout portant, utilisés pour le travail forcé, torturés et l'utilisation de démineurs humains est courante. La Birmanie a le plus grand nombre au monde d'enfants soldats enrolés de force. Il est largement reconnu que l'une des raisons pour lesquelles le regime a refusé l'aide à des victimes du cyclone était qu'ils étaient Karens. Le régime a mené une campagne d'épuration éthique contre les Karens depuis des décennies, et ils ont pu utiliser une catastrophe naturelle pour appuyer leurs efforts.
La semaine dernière, deux membres du parlement élus en 1990 ont été arrêtés pour avoir signé une lettre adressée à Ban Ki-moon. Plusieurs autres signataires sont passés dans la clandestinité. La lettre fait référence à la forte position du Secrétaire Général quant au Zimbabwe : "Nous applaudissons le courage du Secrétaire-Général et l'expression de son autorité morale... Nous attendons que le Secrétaire Général se dresse aussi pour le peuple de Birmanie, qui n'a pas été en mesure d'exprimer ses réelles aspirations lors du référendum". Elle continue ainsi : "Tout au moins, nous ne voulons pas que les Nations Unies se mettent du côté des dictateurs, et forcent le peuple de Birmanie dans une position intenable".
Les Nations Unies ne devraient pas seulement appeler à la libération de ceux qui ont été arrêtés la semaine dernière - Ban Ki-moon et Gambari devraient lire leur lettre avec attention. Ils devraient avertir les généraux que s'ils ne font aucun changement, les appels pour cela augmenteront, et la pression des protecteurs de la Birmanie - la Chine, l'Inde, la Thaïlande et l'ASEAN - augmentera. Le status quo n'est pas viable et la mission de Gambari est un échec. Les deux parties, lui et la junte doivent changer leurs actes.
Benedict Rogers est l'auteur de "A Land Without Evil : stopping the genocide of Burma's Karen people" (un monde sans mal : arrêter le génocide du peuple Karen) - Monarch, 2004, et a visité la Birmanie et ses frontières plus de 20 fois. Il est également Président adjoint de la commission des Droits de l'Homme du parti conservateur anglais.
Source : The Cutting Edge news
Traduction de l'anglais par Sophie
mercredi 13 août 2008
Ce blog suspend ses activités pour 2 semaines.
Back in 2 weeks.
Bye !
samedi 9 août 2008
Appel de Ashin Nayaka, Global justice for Burma
vendredi 8 août 2008
8 8 2008
mercredi 6 août 2008
Appel à manifester de la communauté Birmane de France
Chers tous,
Vendredi prochain, 8 Août, est un jour très important pour nous, Birmans. Tout d’abord cette année est le 20ème anniversaire du 8888. C’est donc non seulement pour cette commémoration, mais aussi pour la cérémonie d’ouverture des JO de Pékin. Comme vous le savez, depuis ces évènements, la Chine est le principal soutien de la junte. Ainsi, la communauté Birmane de France voudrait vous inviter à participer à une manifestation pour notre pays, notre peuple qui souffre, s’il vous plaît, venez nous rejoindre.
Vendredi 8 Août 2008
A 13h00, place du trocadéro.
Paris
Dear all,
This friday, 8th August is very important day for our Burmese people. First is this year is 20th anniversary of 8888, not only for commemorate this anniversary, but also the opening ceremony of JO 2008 at PEKIN. As you know well since this events, China is the main supporter of junta. So Burmese Community in France would like to invite you to participate at the demonstration for our country, our suffering people in Burma, please kindly come and join us.
DATE 8 AUGUST 2008 , FRIDAY
HOUR 13 H
PLACE TROCADERO
Paris
Best regards,
Htin Kyaw
For the Burmese Medias
Ko Htwe 06 77 49 17 33
Ko Thuta 06 42 54 35 23
8 Août 2008, une date, deux drames
Informations en plus grand sur http://www.info-birmanie.org/
Paix et justice sont indivisbles, un poème de Sit Mone sur le 8888 uprising

Courtesy T. Evans, vu sur Art of Patience
C'était il y a 20 ans...
Il n'y avait pas internet,
Il n'y avait pas de téléphone portable...
Pour dénoncer ce qui se passait par delà
Les murs invisibles de la plus grande prison du monde
Appelée Birmanie...
Il y avait les meurtres d'innocents...
Ce jour et cette date sont connus parmi les Birmans comme le 8888 !
La communauté internationale y avait accordé peu d'attention
Probablement parce que, seulement quelques experts connaissaient l'injustice
Faite au peuple de Birmanie par les tyrans
dirigés par le dictateur Ne Win...
Des miliers périrent alors
Sous les morsures des balles.
Des enfants, des adolescents...
Des jeunes et des vieux ...
Des hommes et des femmes...
Des mères et des enfants...
La plupart d'entre eux furent tués,
D'autres s'enfuirent vers les jungles infestées de malaria...
Puis, séparation, détention, torture,
De sales pièges politiques... et une injustice plus puissante perdura...
Pesa sur la Birmanie pendant deux décennies...
Des mères attendant leurs Fils,
Des femmes espérant leurs maris,
Des enfants pleurant leurs parents,
Qui jamais ne revinrent...
Ils ne pouvaient pas voir les âmes en larmes autour d'eux...
Prises dans une autre dimension...
Située au delà du savoir...
Cependant leur voix peut encore être entendue...
Sous forme de mauvais rêves... Toujours implorant...
La liberté pour la Birmanie...
Lorsque certains se réveillent au milieu de la nuit...
Espérant que leur rêve soit seulement un rêve...
Mais ces rêves...
Hantent ceux qui sont toujours en vie...
Pour accomplir l'oeuvre inachevée...
Pour laquelle des âmes malheureuses se sont sacrifiées...
Sommes nous coupables ?
Traduit de l'anglais par Sophie
mardi 5 août 2008
Washington Post : la promesse du futur de la Birmanie commence dans ses prisons
RANGOON — La promesse du futur de la Birmanie commence dans ses prisons. A l'intérieur, les dissidents détenus par la junte militaire tapotent des messages sur canalisations d'eau et écoutent leur écho d'une cellule à l'autre. Ils épellent des mots en frappant sur les murs, chaque série de sons étant une lettre de l'alphabet. Parfois, ils soudoient les gardes avec des cigarettes pour faire passer des messages codés dans des colliers faits de cailloux et de ficelles de sacs en plastiques.
Les anciens prisonniers politiques racontent qu'ils ont trouvé d'infinis moyens de communiquer, défiant ainsi leur isolement et un système chargé de briser leur volonté. Pour beaucoup, la vie derrière les murs est devenu à la place de cela un rituel de passage vers une maturité politique.
"La prison est devenue le plus ancien séminaire politique de Birmanie" a déclaré un érudit et activiste politique qui a passé 15 ans derrière les barreaux pour des écrits estimés comme subversifs par la junte. "Vous pouviez dire là des choses que vous ne pourriez pas dire à l'extérieur, et célébrer des anniversaires impossibles dans la vie normale".
Les associations des droits de l'Homme disent que plus de 1 800 prisonniers politiques purgent de longues peines dans près de 20 prisons et camps de travail en Birmanie, aussi appelée Myanmar. L'Association d'Assistance pour les Prisonniers Politiques, une association Birmane de droits de l'Homme basée en Thaïlande, a documenté de la torture "endémique" sur eux. Un nombre incalculable de personnes ont disparus ensemble ou ont été mis sous les verrous pour des périodes plus courtes.
Le Comité International de la Croix Rouge a surveillé les conditions de détention des centres à travers le pays pendant 6 années. Mais fin 2005, la junte a fermé l'accès à ses observateurs. La dernière tentative de communication du groupe avec la junte date du 15 juin, et n'a pas encore reçu de réponse positive, a déclaré Christian Brunner, à la tête de l'ICRC pour l'Asie.
En l'absence de la Croix Rouge, les indignités faites aux détenus politiques et criminels demeurent multiples, selon des prisonniers récemment relâchés, des observateurs extérieurs, et un avocat de prison.
Ils sont battus avec des batons de bambou. leur chair est déchirée par des fils de fer enroulé autour d'eux. Ils sont forcés de ramper sur du verre brisé ou du gravier tranchant ; privés de sommeil ou d'eau ; limités à des positions douloureuses ; emprisonnés dans des cellules trop petites pour leur permettre de se lever ; et entourés de chiens qui aboient. D'autres passent des années à l'isolement.
Certains sont morts sous la tension, et d'autres ont sombré dans la folie.
Cependant des dissidents en sont souvent ressortis intacts, plus durs ou plus pragmatiques dans leurs convictions et plus résolus que le changement viendrait de leurs actions. Le temps derrière les barreaux peut être une justification de leurs luttes, déclarent-ils. Une fois cela vécu, ils ressentent qu'ils n'ont plus rien d'autre à craindre - et retournent souvent directement à l'activisme.
Pour certains, la vie ordinaire est pour toujours insaisissable. "Je veux vivre hors de l'eau, mais je ne peux atteindre la rive", a dit un membre d'un groupe clandestin d'opposition, le 88 Generation Students, en expliquant comment ses fondateurs se sentent forcés de retourner à la politique à peine quelques mois après leur libération après près de 20 années d'emprisonnements successifs.
Maintenant dans leur quarantaine, les fondateurs du groupe ont tout d'abord été des impétueux étudiants universitaires qui ont piloté le soulèvement pro-démocratique manqué de 1988. Destinés à être médecins, ingénieurs, avocats, de nombreux n'ont jamais été diplômés. La prison est devenue leur université.
"En 88, notre génération n'y connaissait rien en politique", a déclaré un professeur de Rangoon emprisonné pour 5 ans à la suite des manifestations. Il avait 21 ans lorsqu'il a été arrêté. "Nous faisions seulement attention à la brutale répréssion. Nous l'avions vue avec nos propres yeux et entendue avec nos propres oreilles".
Au cours d'une récente soirée, sous la bâche du auvent d'un tea shop vide, il a allumé sa seconde cigarette en quelques minutes, et s'est arrêté pour regarder la fumée se mélanger avec une averse de mousson.
En prison, a-t-il dit, "Vous savez qui sont vos vrais amis : vous apprenez la signification du mot "ami". Nous partagions tout ce que nous avions : notre nourriture et tout notre savoir."
Lui et deux compagnons de cellule se sont partagés un vieux livre d'anglais, le seul livre qu'un d'entre eux avait réussi a faire passer à l'intérieur. Ils ont pris des tours pour lire et cacher les morceaux, en les enterrant dans le sol de leur cellule. De ces pages, il a appris à parler l'anglais.
Dans leurs cellules ou au cours des bribes de moment dans les cours de la priosn, ils ont pu rencontrer une gamme de dissidents qu'ils n'auraient autrement peut-être jamais rencontrés - ou avoir une chance de se confronter. (...)
C'est en prison qu'un étudiant de l'universtié de Rangoon, âgé maintenant de 29 ans, a déclaré avoir rencontré les membres élus de la Ligue Nationale de la Démocratie, les leaders ethniques et de nombreux membres des groupes dissidents. "J'ai vu le futur de la Birmanie dans les prisons" a-t-il dit.
Il les a entendus argumenter férocement et les a vu transmettre leurs visions, a-t-il dit. Les clivages étaient révélateurs. La démocratie dans le pays viendrait, a-t-il conclu, seulement avec "une compréhension correcte de chacun. Pour faire cela, nous avons besoin de parfaire l'éductation... Nous avons besoin d'une meilleure spiritualité, d'une meilleure tolérance et d'une meilleure compassion."
Pour parer au désespoir, de nombreux détenus ont dit avoir pratiqué la méditation. Pour d'autres, le seul remède était d'avoir une chance de combattre à nouveau au delà des murs de la prison.
"Vous ne pouvez même pas voir le ciel. Pas d'étoiles. Pas de lune. Pas de soleil", a dit Win Naing, 71 ans, qui faisait autrefois partie de parti politique de U Nu, le Premier Ministre renversé en 1962 par un coup d'état militaire. Pendant des années, Win Naing a mené un nombre non spécifié de politiciens nationaux dans un vague et non officiel groupe d'opposition, parce que, a-t-il déclaré, une démocratie a besoin de pultiples partis.
Mais sa détention l'année passée a riqué tout cela. "J'ai pensé que je ne serais pas relâché pendant 20 ou 30 ans. J'étais presque totallement sans espoir ." a-t-il dit. "Si je suis relâché, ai-je pensé, je ne m'impliquerai plus dans la politique."
Source : Burmanet News
photo vue sur le blog de Sit Mone
traduction de l'anglais par Sophie




