jeudi 15 mai 2008
Un constat si proche d'un cauchemard
Aujourd'hui, 2 millions et demi de personnes meurent de faim et de soif dans les charniers. La région est inaccessible, pour masquer l'innommable aux yeux des galonnés au regard mort d’un déni maladif et malin.
Le dictateur Than Shwe ne veut plus entendre parler de ces morts dans le delta et nul n’ose plus lui donner de chiffres.
Victimes devenues coupables de salir au nom de leur condition le narcissisme de leurs bourreaux, les rescapés provisoires n’ont d’autre issue que d’être sacrifiés. Aujourd’hui ils meurent et se regardent mourir, certains lentement, d’autre plus rapidement, tiraillés entre l’espérance de vivre encore et cette mort qui rôde, si présente dans la puanteur environnante.
Dans un système qui se réclame du droit et de la justice, quelle légitimité, quelle souveraineté peuvent encore oser invoquer les dictateurs Birmans ? Et surtout, qui assume encore la responsabilité de faire semblant s’y croire ?
Il fait froid sur terre en ce début de 21ème siècle.
Photo vue sur le blog d'Ashin Mettacara
Commentaires
L'équilibre du monde politique est-il à ce point précaire qu'il faille en passer par le sacrifice du peuple Birman ?


