Selon un article paru ce jour dans Mizzima news, la pression augmente sur l'envoyé spécial des Nations Unies en Birmanie. Burma Campaign UK  pense qu’il est temps de constater qu’en l’absence de résultats tangibles, ses efforts ont échoué, et qu’il est désormais temps d’entamer une nouvelle approche.

Ibrahim Gambari est attendu demain en Birmanie.

« Si Gambari revient avec moins qu’une date pour des  entretiens véritables avec Aung San Suu Kyi et les groupes ethniques,  ainsi qu’un engagement pour la libération  de tous les prisonniers  politiques, alors sa mission aura échoué, » a déclaré hier Anna Roberts,  directrice de Burma Campaign UK.

« Les généraux de Birmanie pensent qu'ils peuvent continuer leurs affaires comme d'habitude, et tristement la sourdine diplomatique* des Nations Unies a renforcé cette impression, " a continué Anna Roberts.

L'organisation propose que Ban Ki-moon, Secrétaire Général des Nations Unies, se rende lui-même en Birmanie, et délivre un message sévère aux généraux, indiquant que la  communauté internationale ne tolérera plus leur indifférence aux demandes des Nations Unies, et leurs incessantes violations des droits de l'homme.

Burma Campaign UK affirme que les violations des droits de  l'homme en Birmanie ont subi une « escalade dramatique » depuis la Révolution Safran de septembre.

Le groupe invite le Conseil de sécurité à armer le Secrétaire général d’une résolution contraignante sur la situation de la Birmanie.

En janvier 2007 la Chine et la Russie, tous deux membres du Conseil de Sécurité avec le droit de veto ont voté contre une résolution concernant la Birmanie. Cependant, la Chine et la Russie ont ensuite rejoint les autre membres du conseil de Sécurité dans une déclaration qui « déplorait vivement l'utilisation de la violence contre des manifestations patifiques » au Myanmar et « soulignait l'importance de la libération rapide de tous les prisonniers politiques et des autres détenus. »

Source principale Mizzima news - 5 mars 2008 – traduction de l’anglais par Sophie.

*Ndt : le terme original utilisé par Mme Roberts est « soft peddling », qui fait allusion à la « soft pedal »,  «pédale douce », du piano qui adoucit le ton, le met en "sourdine".